Nouvelle étude sur le travail du clic en Égypte
Dans un nouveau rapport du DiPLab datant de décembre 2025, on y fait état des conditions de travail désastreuses que subissent les travailleurs et les travailleuses du clic égyptien.ne.s.
« Ce sont des personnes hautement qualifiées – 60 % d’entre elles sont titulaires d’un diplôme dans des domaines scientifiques ou techniques – mais elles gagnent en moyenne 1,22 $/h et travaillent pour des multinationales de la tech qui tirent d’énormes profits de leur travail. »
Quelques constats du rapport :
- Un salaire horaire moyen de 1,22 $/h ;
- Un revenu mensuel moyen de 58,76$ (le revenu moyen en Égypte est de 147$) ;
- 83 % travaillent sur ces plateformes en raison de nécessités financières.
À propos de ces travailleurs et travailleuses:
- 76 % s’identifient comme hommes ;
- 74 % ont entre 18 et 34 ans ;
- 60 % sont détenteur.trice.s d’un diplôme technique ou scientifique.
Les données « révèlent une forte volatilité des revenus. Plutôt que d’offrir un revenu complémentaire stable, le travail sur plateforme enferme les travailleurs égyptiens dans un cycle de précarité. »
« Lorsque nous avons demandé aux travailleurs comment ils avaient utilisé les revenus générés le mois précédent grâce à la plateforme, les résultats ont été sans équivoque : la grande majorité d’entre eux ont immédiatement dépensé leurs revenus pour payer leur loyer, leur nourriture et leurs vêtements. Seule une infime partie d’entre eux disposait d’une sécurité financière suffisante pour utiliser ces revenus pour leurs loisirs ou leur épargne. »
Il est de plus en plus clair que le diplôme n’est plus un rempart contre la précarité. Aujourd’hui, même le travail qualifié ne suffit plus à couvrir les besoins de base, poussant les travailleurs et travailleuses vers une dépendance risquée aux plateformes contrôlées par les GAFAM pour combler les « fins de mois ».
Or, confier notre subsistance à ces géants de la technologie et du numérique est un pari qui peut s’avérer dangereux. Il est urgent d’utiliser la solidarité internationale comme levier pour lutter contre l’emprise que ces entreprises ont sur nos vies et pour garantir à chacun une sécurité réelle, stable et surtout, digne.
Pour en savoir plus, consultez le rapport « Data Work in Egypt. Who are the Workers Behind Artificial Intelligence ».



