Le CISO dénonce l’interventionnisme étatsunien au Venezuela et exprime sa solidarité envers le peuple vénézuélien
Le Centre international de solidarité ouvrière (CISO) dénonce catégoriquement l’attaque illégale et meurtrière menée par les États-Unis contre le Venezuela, ainsi que l’enlèvement du président Nicolás Maduro et de la première dame Cilia Flores. Nous condamnons le bombardement de cette nation souveraine et tous les prétextes utilisés pour le justifier.
Cette agression constitue une menace à la stabilité régionale et internationale et une violation flagrante de la Charte des Nations Unies, ainsi que des lois et de la constitution des États-Unis. Peu importe le prétexte utilisé, les ressources naturelles et industrielles du Venezuela appartiennent à son peuple, qui devrait pouvoir décider librement de son développement économique et de leur usage. Nous affirmons notre soutien aux travailleuses et travailleurs du Venezuela, à son mouvement syndical et à sa société civile, qui seront les premières victimes d’une prise de contrôle étatsunienne de leur système politique et économique.
La population du Venezuela fait face depuis de nombreuses années à une détérioration de ses conditions de vie causée en grande partie par les sanctions imposées à ce pays, ainsi qu’à une dégradation de la démocratie pour la population vénézuélienne. Depuis 2013, ces sanctions économiques n’ont jamais été approuvées par les Nations Unies. Par ailleurs, peu importe les difficultés internes d’un pays, l’intervention illégale d’une puissance étrangère ne peut en être la solution, qui doit résulter du pouvoir collectif du peuple vénézuélien.
Cette ingérence illégale constitue une escalade de l’impérialisme étasunien et de ce fait, est une menace à tous les peuples et pays de la région, relançant ouvertement la tristement célèbre Doctrine Monroe. L’Amérique latine et les Caraïbes ont souffert depuis des décennies les invasions (Grenade, Panama, Mexique), les blocus (Cuba), les guerres par procuration (Guatemala, Nicaragua) et les coups d’État (Chili, Haïti), imposés par les États-Unis. Ces actions violentes ont été faites au service de leurs intérêts économiques et en faveur de leurs grandes compagnies. La politique étrangère américaine récente affirme hors de tout doute que l’intention de l’administration Trump est d’exercer un contrôle total sur la région et ses ressources. Pour le CISO, il est incontestable que le respect de la souveraineté des pays, et plus encore son pendant, l’autodétermination des peuples, sont des principes fondamentaux du droit international dont la violation doit être fortement condamnée.
Le CISO s’oppose à tout interventionnisme étatsunien, dans toutes les Amériques et dans le monde et à la course aux armements qu’elle relance. Il conçoit qu’il constitue une menace contre l’ensemble des pays des Amériques, dont le Canada.
Le gouvernement canadien doit agir concrètement pour défendre le droit international, maintenir et rétablir la paix, et condamner l’agression militaire des États-Unis afin de prévenir une aggravation de la situation vénézuélienne et la réinstauration du règne du plus
fort comme fondement des relations internationales. Le CISO réitère son engagement en faveur de l’égalité entre les nations, l’autodétermination des peuples, le droit international et la paix et sa solidarité particulière avec la population du Venezuela, mais aussi celles des pays et territoires qui pourraient être ciblés prochainement : Cuba, la Colombie, le Mexique, l’Iran et le Groenland.
Ce texte a été adopté à l’unanimité par le conseil d’administration du CISO du 16 janvier 2026.



